Anachronismes


Avertissement. Aucun des textes présentés ici n'est proposé directement dans son intégralité. J'ai voulu que ceux qui en liraient le début — les premiers chapitres — avec un certain intérêt m'en demandent éventuellement la suite à travers la page de contact. Il ne s'agit ni d'un procédé commercial (cette demande est gratuite), ni d'une façon détournée de saluer mes admirateurs ; disons qu'il m'a plu de ne pas laisser entre toutes les mains, je veux dire entre des mains indifférentes sinon dédaigneuses, le fruit d'un travail où j'ai mis le meilleur de moi-même.

LISTE des TEXTES

ESSAIS


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Caton « d'Utique » ou « Le Jeune » (pour le distinguer de son arrière grand-père Caton l'Ancien) est ce personnage politique de la république romaine finissante — agonisante — dont Montherlant, sans doute un peu trop pessimiste, écrivait dans son Treizième César : Je pense que les Français cultivés d'aujourd'hui croient qu'il était un philosophe grec...
Ce mémoire, fruit de la recherche historique, se voulait doublé par une approche philosophique principalement inspirée de Platon (d'où l'emploi du mot
apologie dans le titre, renvoyant à la fameuse Apologie de Socrate). Sans être à proprement parler une biographie, cette étude offre donc une vision humaniste de Caton, basée principalement sur son opposition à César, opposition moins célèbre que celle de Brutus, mais certainement plus profonde.
Tout « vieux Romain » qu'il ait été par une fermeté d'âme non dépourvue de rigidité, Caton relève néanmoins de l'hellénisme par sa conception très idéale de la cité. J'ai tenté de démontrer qu'avec lui, la République romaine avait perdu sa dernière chance, ou du moins sa chance la plus légitime, d'échapper à l'Empire des Césars, que l'évolution des mœurs et des conditions politiques avait rendu presque fatal.


ROMANS

Écrits il y a de longues années, mes romans réclamaient un sévère dépoussiérage. Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage : cette prescription classique reste tellement vraie qu'il est fréquent de rencontrer des variantes entre deux éditions du même livre, et ce jusqu'à la mort de l'auteur. En conséquence, mes romans « paraîtront » ici à la vitesse imposée par leur relecture plus ou moins cruelle. Ce qui par contre demeurera inchangé, c'est le cadre dans lequel évoluaient mes personnages au moment où je les ai conçus. Ne soyez donc pas étonnés si mon premier héros atteint la frontière espagnole dans un de ces charmants trains d'autrefois, aux compartiments décorés de paysages en noir et blanc, ou si le dernier n'a toujours pas de téléphone portable, le malheureux...




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J'avais tout d'abord intitulé mon premier roman
Folle Avoine, du nom de cette « herbe folle » qui s'invite en bordure ou même à l'intérieur des champs. Lorsque vous étiez enfants, peut-être en avez-vous comme moi arraché un épi, et l'avez-vous introduit dans l'ouverture de votre manche pour le sentir remonter imperceptiblement vers votre cœur de façon presque vivante.
Cette ascension irréversible symbolisait l'évolution de mon héros qui, tourmenté par l'accomplissement de soi et plus enclin à courir l'aventure qu'à aimer une seconde fois, va vivre une histoire où ses sentiments finiront par le rattraper.
C'est précisément cette idée de course-poursuite contre soi-même qui m'a fait préférer ce deuxième titre :
L'amour aux trousses.


(en préparation)
Ce roman fut publié à compte d'auteur sous le titre Le Soleil a rendez-vous avec la Terre, inspiré d'un refrain drolatique de Charles Trenet, alors que le contenu de mon livre était plutôt grave, comme me le fit remarquer son premier lecteur.
Jeu de mots pour jeu de mots, j'ai donc préféré finalement celui-ci, qui renvoie au « baptême de l'art » que devra recevoir — mais également subir — mon second héros pour devenir vraiment poète. On connaît le vers d'Alfred de Musset,
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux, qui souligne le rôle de la souffrance dans la création artistique, tout comme l'illustrera Oscar Wilde dans sa nouvelle Le rossignol et la rose.
Métamorphose d’un jeune Icare parti à la conquête du soleil, et que la vie oblige à remettre les pieds sur terre pour y enraciner son inspiration, cette histoire est un peu celle de toute destinée humaine, écrite entre les lignes d'un poème obscur comme la mort et lumineux comme la vie.


(en préparation)
Deux êtres n’en deviennent un seul que s’ils restent deux. C'est sur cet épigraphe de Lou Andreas Salomé que s'ouvre mon troisième roman, roman de désamour à la différence des premiers, qui se terminaient bien une fois toutes les épreuves traversées.
L'homme et la femme qui se déchirent dans cette histoire avaient beaucoup pour réussir, mais leur vie conjugale en a décidé autrement. Lui est musicien, et ses ambitions artistiques trop intenses se révèlent inconciliables avec les besoins du foyer. Elle est mère de famille, et au lieu d'accepter qu'il élève leurs enfants comme un père, croit posséder tout l'art d'être parents par son seul instinct maternel.
Pour peu que les tentations extérieures s'en mêlent, et leur désaccord deviendra
parfait, non sans laisser flotter dans la séparation un désir d'apaisement dépourvu de rancune — « à l’échelle de vingt années, il n’est pas de bilan complet sans indulgence ni pitié », songera le musicien esseulé.


(en préparation)

Le titre de ce roman renvoie à la dépossession dont sont victimes sur un plan matériel et moral trois générations successives, sous le coup de la révolution bolchevique, de la seconde guerre mondiale et de celle d'Algérie. Non pas saga plus ou moins légendaire ni roman historique, mais confrontation de destins individuels tissés par des liens de famille ou d'amitié conflictuels, et du jeu desquels le personnage principal tentera de tirer son épingle.
Il ne s'agissait pas de dénoncer à la manière de Dostoïevski les « possédés » révolutionnaires du XXe siècle, mais plutôt de montrer par une perspective plurielle et un récit éclaté comment les grands évènements qui bouleversent l'Histoire se répercutent loin de leur impact initial dans la vie des générations qui les suivent et des individus que nous sommes.


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